lundi 27 décembre 2010

Orgies visuelles

Il y de cela des éons inaccessibles, alors que le monde était jeune et avant que ne chutassent les civilisations désormais oubliées d'Hyperborée et de Mu, que les Dieux ne plongeassent les Hommes orgueilleux sous des torrents de feu et de vent, jetant bas les cyclopéennes citées de fer et de pierre, en ces temps ancestraux donc (c'est à dire il y a environ neuf mois) je façonnai de mes mains, un soir de désœuvrement, un singulier dessin, que voici :




J'avais commencé quelques figures peu satisfaisantes, et de dépit je les noyai sous un torrent incohérent de motifs et d'objets sans grand rapport les uns avec les autres. Le résultat final fut bien meilleur qu'espéré, car si dans les détails ça oscillait toujours entre le moyen et l'abominable, globalement ça en jetait presque. Et je m'étais donc dit "Un jour viendra, j'en referai un comme icelui, mais en bien cette fois-là, crévin dédieu". Las, il fallut encore plusieurs mois pour que je me misse à l'ouvrage.


Et ce fut long, mais voici enfin le truc machin terminé. Il est beau, chamarré comme un charnier sous la neige, schizophréniquement gai, sonnez hautbois résonnez machettes, car le voila :

 
(Décembre 2010, encre sur papier, A4)

Je m'étais, pour coller le plus possible à l'esprit de l'œuvre originale (quelle idée à la con), et aussi un peu pour essayer de gagner du temps, fixé la contrainte de ne travailler qu'à l'encre, sans aucun essai ni travail préparatoire. Du coup ça a pas mal merdé, et le résultat est assez inégal, mais je suis plutôt satisfait, surtout qu'il ça a été réalisé assez rapidement (une petite dizaine d'heure à vue de nez). Enfin bref, j'en suis content, et en réaliserai sans doutes d'autres à l'occasion.
J'aurai bien fait une liste de détails à la con à rechercher, mais comme je n'en pas mis autant que j'en aurai eu envie, et que je n'ai pas réussi à caser un Charlie, je vous laisse découvrir les merveilles innombrables que recèle chaque centimètre carré de la chose.

mardi 7 décembre 2010

J'aime le cri de la bite, le soir au fond des bois

Je relisais hier au soir quelques commentaires sur Facebook à propos de mon blog quand l'un d'eux attira soudain mon regard :


Diantre. Je sentais si déçu cet homme représentant sans nul doute une probablement importante partie de mon lectorat. Moi qui pensais que ce dernier n'était guère constitué que d'amphibiens, d'anophèles, de métagabbros et de lesbiennes, je tombais de haut. Il me fallait faire quelque chose.

Il se trouve que Tchoulpan me disait justement il y a peu que je devrais m'entraîner au dessin à l'encre. Le sort en était lors jeté. J'allais dessiner de la virilité, du mâle, du phallus. Dont acte :



Ce hoplite fatigué s'apprête à tendre son équipement à son jeune giton esclave nubien.



Rencontre furtive à l'orée d'une clairière. Je n'eus que le temps de presser le déclencheur de mon carnet de dessin avant que la rarissime bite cornue ne fuie de ma proximité en quelques bonds agiles, en poussant de petits cris apeurés. (merci à Koax pour l'inspiration indirecte).

Voila, c'est tout en fait. Quelque part, c'est suffisant.